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La GIRE à l’échelle des bassins : facteur de résilience aux crises sanitaire et économique mondiales ?

La GIRE à l'échelle des bassins
Mardi 7 juillet, de 16h00 à 17h30 (CET)
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Programme

Introduction par le Secrétariat du RIOB :

  • M. Eric Tardieu, Secrétaire Général, Réseau International des Organismes de Bassin (RIOB)
  • La résilience face aux crises - M. Alain Bernard, Chef de projet GIRE & Directeur du Service Afrique, Amérique Latine et Asie du Sud-Est, Office International de l’Eau (OiEau)

Intervention de deux orateurs partageant leur expérience professionnelle de la crise sanitaire actuelle, l’impact anticipé de la crise économique sur la GIRE à l’échelle des bassins et la pertinence de cette approche comme facteur de résilience face à ces crises :

Questions / réponses entre Secrétariat du RIOB, orateurs et participants au webinaire

 

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Points clés à retenir

Ils ont partagé avec vous leurs points de vue respectifs, tirés d'expériences professionnelles complémentaires sur des territoires très différents,  de l'Amérique latine à l'Asie du Sud-Est, et de l'Afrique aux Caraïbes. Aidés par vos contributions dans les temps de questions / réponses, ils ont éclairé l'intérêt de la GIRE comme facteur de résilience face aux crises. Voici quelques points saillants de leurs interventions :

  • M. Alain Bernard (Chef de projet GIRE & Directeur du Service Afrique, Amérique Latine et Asie du Sud-Est, Office International de l’Eau) a ainsi rappelé les piliers de la GIRE. Cette approche intersectorielle de la gestion du grand cycle de l’eau à l’échelle des bassins des fleuves, des lacs et des aquifères est encore très insuffisamment mise en œuvre dans le monde. C'est pourtant un facteur de résilience face aux crises multiples : elle a d'ores et déjà montré son efficacité. C'est d'ailleurs ce qui a amené sa consécration par les Objectifs du Développement Durable (indicateur 6.5.1).
  • Mme. Marie-France Toul, (Présidente du Comité de l'Eau et de la Biodiversité de la Martinique) a souligné l'importance du volet de gouvernance de la GIRE en matière de résilience. Il doit permettre une répartition claire des rôles entre administrations et un pilotage des investissements prioritaires. Dans un contexte où les changements climatiques se traduisent par un accroissement de l'intensité et de la fréquence des sécheresses en Martinique, il n'est par exemple plus possible d'enregistrer, comme on le fait dans le centre de l'île, jusqu'à 50% de perte sur le volume d'eau potable introduit dans le réseau d'adduction du fait des fuites. Le système pollueur/usager-payeur qui capte des ressources financières sur l'ensemble de l'ïle-bassin qu'est la Martinique doit permettre d'assumer le renouvellement de ce réseau. Il est par ailleurs essentiel de communiquer auprès à de la population sur le fonctionnement du grand cycle de l'eau, son lien avec le petit cycle de l'eau, les difficultés rencontrées et les solutions mises en place : la compréhension et l'adhésion de la population à la politique de l'eau mise en place est aussi un élément de résilience (sociale) à ne pas négliger.
  • M. Khatim Kherraz,  (Directeur exécutif, Observatoire du Sahara et du Sahel) a martelé ce qui devrait être une évidence pour tous les responsables politiques : la gestion intégrée des eaux (de surface et souterraines) conditionne l’accès à cette ressource essentielles pour les mesures d’hygiène de base dans la lutte contre la propagation de la pandémie. Il faut un sursaut d'engagement politique pour garantir un accès à la ressource qui est encore très insuffisant dans de nombreux pays d'Afrique. Jusqu'ici et par miracle, le continent a été relativement préservé par la pandémie de la COVID 19, mais nous ne pouvons plus, pour l'avenir, nous contenter d'espérer des miracles.